Calouste Gulbenkian est un magnat du pétrole et collectionneur d’art arménien, devenu l’un des hommes les plus riches du début du XXᵉ siècle et installé à Lisbonne à la fin de sa vie, où il crée la fondation qui porte son nom. Son musée et son centre d’art moderne, tous deux à Lisbonne, abritent aujourd’hui une collection exceptionnelle qui va de l’Antiquité à l’art contemporain, avec une attention particulière à l’art portugais des XXᵉ‑XXIᵉ siècles.
L’homme : Calouste Sarkis Gulbenkian naît à Constantinople en 1869, dans une famille arménienne engagée dans le commerce du pétrole, étudie à Marseille puis à Londres, et devient un financier clé pour le développement des gisements pétroliers du Moyen‑Orient, au point de recevoir le surnom de Mr Five Per Cent [Monsieur cinq pour cent] en raison de la part qu’il conservait dans de grands consortiums pétroliers. Il se fixe à Lisbonne pendant la Seconde Guerre mondiale et, à sa mort en 1955, lègue l’essentiel de sa fortune à une fondation installée au Portugal, avec pour objectif de soutenir l’art, la science, l’éducation et la philanthropie à l’échelle internationale.
Le musée Calouste‑Gulbenkian ouvre en 1969 pour présenter la collection de son fondateur, environ six mille œuvres couvrant près de cinq millénaires, de l’Égypte antique et de la Mésopotamie jusqu’au début du XXᵉ siècle. On y trouve notamment des pièces d’art islamique, des porcelaines chinoises et japonaises, des tapisseries et arts décoratifs européens, de nombreux chefs‑d’œuvre de la peinture occidentale (Rembrandt, Rubens, Manet, Monet, Renoir, Degas, Turner…) ainsi qu’un ensemble célèbre de bijoux et verreries de René Lalique.
Le Centro de Arte Moderna [centre d’art moderne] Gulbenkian est créé pour rassembler la collection moderne et contemporaine de la fondation, en particulier la plus vaste collection d’art portugais des XXᵉ et XXIᵉ siècles, complétée par des œuvres internationales dont un noyau d’art britannique et des pièces arméniennes. Récemment rénové avec un nouveau projet architectural de Kengo Kuma, il propose désormais des espaces d’exposition remaniés, un jardin repensé et une programmation d’expositions temporaires, de commandes d’artistes contemporains et de spectacles pluridisciplinaires ouverts sur la ville.
Vie personnelle : Calouste Gulbenkian est un financier et collectionneur d’art arménien, né à Constantinople en 1869 et mort à Lisbonne en 1955, devenu l’un des grands architectes de l’industrie pétrolière du Moyen‑Orient et un philanthrope majeur du XXᵉ siècle.
Origines et formation : Il naît dans le quartier de Scutari, à Constantinople, dans une riche famille arménienne liée au commerce du pétrole dans le Caucase, ce qui l’initie très tôt à ce secteur. Il suit d’abord des écoles arméniennes et françaises à Constantinople, puis part adolescent à Marseille pour perfectionner son français avant de rejoindre le King’s College de Londres, où il obtient brillamment un diplôme en sciences appliquées et en ingénierie, spécialisé dans le pétrole.
Carrière dans le pétrole : À la fin des années 1880, il voyage à Baku pour étudier l’industrie pétrolière russe et publie très jeune un ouvrage sur ce sujet, ce qui attire l’attention de responsables ottomans qui lui demandent un rapport sur les potentialités pétrolières de la Mésopotamie. Il joue ensuite un rôle clé dans la création de grandes compagnies comme la Turkish Petroleum Company (future Iraq Petroleum Company) et dans des alliances entre Shell, Royal Dutch et d’autres groupes, s’assurant régulièrement une part de 5% dans les consortiums, d’où son surnom, et une fortune colossale.
Vie privée et exils : En 1892 il épouse à Londres Nevarte Essayan, issue d’une puissante famille arménienne liée à la cour ottomane, avec laquelle il aura deux enfants, Nubar et Rita. Les pogroms anti arméniens et l’instabilité politique le poussent à multiplier les exils et les domiciles – Constantinople, Le Caire, Londres, Paris – tout en conservant des liens avec les communautés arméniennes, dont il soutient des institutions et des projets de reconstruction après le génocide.
Collectionneur et philanthrope : Parallèlement à ses affaires, il constitue une vaste collection d’art, allant de l’Antiquité égyptienne et mésopotamienne aux arts islamiques, aux arts décoratifs européens et à la peinture moderne, guidé par son goût personnel plus que par la mode. Il préside un temps l’Union générale arménienne de bienfaisance, finance des projets éducatifs et culturels, et envisage dès les années 1930 de créer une fondation pour organiser son patrimoine et ses donations.
Les dernières années à Lisbonne : Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’installe à Lisbonne, ville neutre où il trouve sécurité et discrétion, et y demeure jusqu’à sa mort en 1955. Par testament, il lègue la majeure partie de sa fortune et toute sa collection à la Fundação Calouste Gulbenkian, qui donnera naissance au musée et au centre d’art moderne de Lisbonne ainsi qu’à un large programme de bourses, de recherches et d’actions culturelles à travers le monde.
Aux portes de Deauville, Le Domaine des Enclos, est un parc exceptionnel de 33 hectares, acquis en 1937 par Calouste Gulbenkian (1869-1955), homme d’affaires doublé d’un esthète, qui fut l’un des plus grands collectionneurs du XXe siècle. Arménien né en Turquie, de nationalisé britannique et vivant en France, il fit fortune dans l’industrie pétrolière naissante. Deauville possède et partage depuis bientôt quarante ans l’une des œuvres dans laquelle il s’est le plus investi : un jardin « à sa façon ». Lors d’un séjour en 1928 en Espagne, Calouste Gulbenkian est charmé par la découverte des jardins du Retiro près de Malaga. A l’issue de cette visite, il note dans son journal « Homme de science et rêveur dans un jardin à ma façon, voilà deux grands objectifs de ma vie que je n’ai pu atteindre ». Qu’importe, neuf ans après, lors de l’un de ses séjours à Deauville, il fait l’acquisition du Domaine des Enclos, sur la commune de Bénerville, limitrophe de Deauville. C’est dans ce parc qu’il va réaliser le jardin dont il rêve. Après la mort de Calouste, le parc des Enclos est alors géré par la Fondation Gulbenkian, qui, en juillet 1973, en fait donation à la Ville de Deauville. Depuis cette date, trois jardiniers de la Ville de Deauville se consacrent, à l’année, à son entretien. Le domaine décline aujourd’hui différents espaces : Une pinède sur sa partie supérieure, une roseraie, une pommeraie, une vaste prairie en pente douce avec des points de vue et des lignes de fuites vers la mer, des volières, une ferme, une maison. Le parc rassemble des essences rares : noyer noir et frêne blanc d’Amérique, tilleul de Hollande, séquoia, cèdre de l’Himalaya, Frêne pleureur, Orme de Sibérie, etc… Le cône de vision qui embrasse les vallonnements du Pays d’Auge et les vues sur la mer, vient de faire l’objet d’une mesure de classement du ministère de la Culture (Drac de Basse-Normandie). Soixante-dix ans après sa conception, Le parc des Enclos reste un endroit magique, une facette méconnue et réjouissante d’un Deauville secret. Plus que tout, le parc a conservé le charme et la beauté que son créateur avait jadis fait réaliser, avec une rare sensibilité…






Très belle photo des mariés en noir et blanc . Deux heures du matin, étant réveillée je lis le texte d' André avec assiduité car c'est toujours passionnant de découvrir la suite de votre périple portugais ...
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