samedi 27 juin 2026

Patrick Vuargnoz-Dumont

 « Il n’y a pas d’âge pour explorer le monde. Quand la confiance est là, elle vous suit partout. »

Torino — Passeggiata Marco Pannella — réplique d’une AC/Shelby Cobra (style 289/427)

 













Pensée du jour

 Les guerres ne sont pas seulement des massacres entre peuples, ce sont aussi et d'abord des opérations de maintien de l'ordre au sein même des pays qui les mènent. Elles consolident un régime, à l'Union sacrée, à l'écrasement des oppositions. 


Pierre  Drouillard-Lefevre

vendredi 26 juin 2026

Cette nuit, un ami a traversé mon sommeil. Le récit de ce rêve — tel qu’il s'est déroulé — est présent au réveil...

 

Roger se dirige en voiture vers Borly. Au niveau de la Sicpa, il voit un homme et une femme qui agitent les bras. Il lit de l’angoisse sur leurs visages. Il s’arrête. Sans préambule, dans un récit confus, porté par deux voix, il comprend : leur enfant a disparu. La veille, alors qu’ils avaient trouvé où dormir grâce à la bienveillance d’un fermier, au lever, leur fils de sept ans a disparu. Le fermier ignorait tout de la disparition. Toutefois, ses propos sonnaient faux. Annie et Thierry insistent, mais l’homme se met en colère, sort une carabine et les menace. Terrorisés, les jeunes gens prennent la fuite, le cœur malade, certains que leur enfant a été kidnappé par le fermier. Arrivés sur la route départementale, ils font des signes à la première voiture qui arrive : c’est Roger.

De sa voix posée, il parvient à calmer l’émoi qui submerge Annie et Thierry. Il décide de leur apporter son aide. Il les invite à monter dans sa voiture et se dirige vers la ferme. Le fermier, occupé dans la cour, voit le véhicule qui approche. Il s’avance au-devant des trois personnes. Il nie toute responsabilité dans la disparition de Quentin. Roger aussi entend des paroles fausses. Il demande à jeter un coup d’œil dans la propriété au cas où le garçon serait blessé quelque part. Le fermier accepte avec réticence. Dans la grange, Roger, qui précède l’homme, ne voit pas venir le coup qui l’assomme. Quand il revient à lui, il est ficelé et enfermé dans la grange. Il parvient à se libérer. Le couple a disparu. Cette fois, il se promet d’être plus vigilant. Il parvient à sortir. Dehors, surpris, il entend des applaudissements assez lointains. Du secours lui paraît nécessaire ; sa voiture a disparu — dans l’affolement, il a laissé les clés sur le contact.

Il entre dans ce qui lui semble être une salle des fêtes et, sans hésiter, il monte sur le podium et interrompt un défilé de mode. Sa voix porte, sa prestance aussi. Le brouhaha, né de son interruption, cesse progressivement. Dans l’urgence — l’enfant pouvant être emmené ailleurs, si ce n’est déjà pas trop tard, ignorant combien de temps a duré son évanouissement — il demande de l’aide. Les gens se regardent et seul un couple s’approche. Roger est abasourdi : les visages sont familiers.

Les trois personnes s’éloignent pour convenir d’un plan. Roger retourne à la ferme, cherche le fermier et le trouve en train de traîner Annie et Thierry, bâillonnés et attachés. Surpris, affolé, le fermier cherche son arme. Avant qu’il n’ait le temps de la pointer sur Roger, il reçoit un violent coup sur la tête. Il s’affale. Roger remercie vivement Véronique et Patrick — comment aurait-il pu imaginer que son employée serait la main qui sauverait la situation. L’homme est attaché solidement à un arbre. Patrick reste près de lui. Annie et Thierry sont toujours sans connaissance. Roger et Véronique partent à la recherche de l’enfant. Ils explorent tous les bâtiments, en vain. L’enfant aurait-il déjà été emmené ailleurs ?

À la réflexion, cela paraît improbable. Ils retournent dans la grande ferme pour fouiller chaque recoin. Une idée jaillit : il doit bien y avoir une cave. Les voilà à chercher activement l’accès qu’ils finissent par trouver en déplaçant une armoire. La serrure est verrouillée. Ils entendent des gémissements. Hors de lui, Roger parvient à enfoncer la porte à l’aide d’un pied de biche. Fébrilement, il descend avec Véronique. L’enfant est allongé sur la terre battue, bâillonné et attaché comme ses parents. Quentin est libéré, pleure et se jette dans les bras de celle qui lui est encore une étrangère. Un peu plus tard, alors que le fermier a été emmené pour être interrogé, Roger coupe court aux remerciements et aux effusions émotionnelles. L’enfant est sauvé : l’important est là. Il en est quitte pour une belle bosse. Véronique et Patrick retournent au défilé de mode. Roger trouve sa voiture, accompagne la famille à l’adresse indiquée par Thierry et reprend sa route. Il arrive bien en retard pour la réunion de bilan avec Claudius, Lucienne et André, ses clients et amis…

Pensée du jour

 Derrière les discours sur la «patrie », la « sécurité» et les « valeurs » se cachent la plupart du temps de prosaïques questions de ressources. La guerre et la paix ne sont envisagées que sous le prisme du racket mafieux ou d'un féodalisme revisité, qui consiste à troquer une protection militaire à un vassal contre ses richesses. Un capitalisme sauvage, sans valeur ni morale, en lieu et place du droit international.


Pierre  Drouillard-Lefevre

jeudi 25 juin 2026

Torino - La langue des sourires..

 

Après une promenade le long de la Via Garibaldi et dans quelques ruelles du centre de Torino, nous allons nous désaltérer au Starbucks Buozzi. Un jeune couple asiatique se joint à nous dans le salon que nous occupons, s'installant avec une discrétion naturelle. Je leur dis bonjour en japonais : konnichiwa. Le garçon sourit franchement et corrige avec une étincelle amusée dans le regard : ils sont Chinois. La barrière de la langue limite les échanges, mais les sourires font beaucoup. Au moment de partir, avant eux, je leur dis au revoir en chinois : zàijiàn. Leurs visages s'illuminent d'un coup, et nous nous faisons des signes de la main, les sourires aux lèvres — un de ces petits miracles du quotidien qui tient de l'allumette craquée à l'improviste dans la chronicité des rencontres. La jeune fille, gracile, et le jeune homme courtois reprennent ensuite la consultation de leur smartphone, et le monde referme doucement cette parenthèse. Plus tard, William nous ramène chez nous à bord de sa Toyota blanche… une voiture de langue japonaise celle-là…








David Lavorel

 Des éléments indiquent qu’une « déqualification » induite par l’IA commence à se produire en médecine, en informatique et dans d’autres domaines. Les résultats, publiés en octobre dernier dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology, suggèrent que même des professionnels hautement qualifiés pourraient voir leurs performances se dégrader dans les tâches inhérentes à leur métier à mesure qu’ils deviennent plus dépendants des outils d’IA.