Sous les nuages dort la ville qui rêve de la mer
Les toits rougis s’éveillent dans un murmure de lumière
Un fil d’or fend l’horizon comme une braise ardente
Le jour retient son souffle au bord de l’onde écumante
Les toits rougis s’éveillent dans un murmure de lumière
Un fil d’or fend l’horizon comme une braise ardente
Le jour retient son souffle au bord de l’onde écumante
Le ciel se gorge de feu en longues veines roses
Les immeubles s’embellissent en apothéose
Les rues étirent leur ombre en coulées de topaze
L’air frémit de sel dans une lente extase
Un violet fougueux glisse au revers des nuées
La nuit recule en cendre aux arches des quartiers
Les grues veillent sur les vagues incarnates
Chaque fenêtre offre ses reflets écarlates
L’eau recueille en secret le sang du firmament
La rive se fait autel pour ce bref enchantement
Un navire à l’infini écrit un vœu qui luit
Le soleil apparaît derrière le Tage ébloui
Mercado do Livramento à Setúbal













Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire