mercredi 18 mars 2026

Un temple romain de la péninsule surgi du passé...




    Patrick et moi allons chez Frutos secos Genaro sur la calle Gutiérrez de los Ríos. En chemin, des colonnes romaines entrent dans notre champ de vision : onze fûts cannelés en marbre blanc surgissent comme par magie. Coiffés de chapiteaux corinthiens, ils furent conçus, dit-on, pour être vus de loin, depuis la Via Augusta, afin que nul voyageur approchant de Colonia Patricia — le nom de la ville à cette époque — ne puisse ignorer qui commandait ici. Le temple était dédié au culte des empereurs déifiés ; il reposait sur des fondations descendant à sept mètres sous la cella, avec des contreforts en éventail pour porter l'ensemble sur un terrain en pente. Toute cette mécanique de la puissance dort désormais sous une enveloppe de briques contemporaine — le présent enserrant l'antique avec harmonie.


    Ce qui étonne davantage, c'est que personne ne savait rien de tout cela avant 1951 : les pelleteuses d'un chantier municipal ont heurté des tambours de colonnes enfouis depuis des siècles, et Cordoue a retrouvé, presque par enchantement, l'un des plus beaux temples romains de la péninsule.


    Aujourd'hui, des touristes déambulent autour du site, réalise des selfies. Les chapiteaux, eux, regardent toujours au loin…






























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