Patrick et moi regardons le premier épisode de la saison 2 de la série Percy Jackson and the Olympians qui rend hommage à Danny Virtue, un cascadeur canadien d’âme pionnière, dont l’ombre chevaline plane encore sur les écrins mythiques de la série comme un galop éternel dans la brume des prairies de Colombie-Britannique. Originaire de ces vastes étendues où les chevaux murmurent aux vents les secrets des dieux oubliés, Danny Virtue, maître des cascades équestres, avait sculpté de ses mains calleuses la course de chars légendaire — cette furie d’écume et de tonnerre impliquant plus de vingt destriers indomptés —, une scène si viscéralement vivante qu’elle semblait jaillir des veines mêmes de l’Olympe, forgée pour cet épisode.
Il avait formé les jeunes héros, comme Dior Goodjohn, alias Clarisse, la fille du dieu Arès, dans son ranch, transmettant non seulement les rênes mais l’essence d’une bravoure animale, celle qui l’avait porté à travers The Twilight Saga, La Guerre pour la Planète des Singes ou Jurassic World : Dominion, où il dansait avec les bêtes en coordinateur de l’impossible, assistant d’une rage créative indomptable.
Parti trop tôt en octobre 2025, emporté par le cancer comme un cavalier foudroyé au milieu du galop, les producteurs – Dan Shotz en tête – lui avaient offert la grâce d’apercevoir sa vision achevée, un adieu muet où son ranch devint légende. Dans la pénombre de notre écran, Patrick et moi sentons son souffle hennissant, un rappel poignant que derrière les éclats divins se tissent des vies humaines, fragiles et héroïques, filant vers l’horizon comme un char lancé dans l’éternité…
[Fondateur de la Virtue Foundation en 2000, Danny organisait l’événement annuel A Day at the Ranch [Un jour au ranche] pour plus de trois cents enfants défavorisés, impliquant des spectacles de cascades et d’animaux.]


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