Patrick et moi avons entendu une grande partie de la nuit les bourrasques de vent sonores et puissantes qui semblaient vouloir coucher le bâtiment où nous logeons, furieuses messagères de la tempête Kristin déchaînée sur le Portugal continental dans cette nuit du vingt-sept au vingt-huit janvier, avec des rafales jusqu’à cent cinquante, voire cent quatre-vingt-dix km/h, des pluies torrentielles et une mer en furie qui ont semé un chaos temporaire à Setúbal et alentour. La protection civile a recensé près de mille cinq cents incidents dès l’aube – inondations, chutes d’arbres, routes barrées, lignes ferroviaires comme Fertagus interrompues via le pont vingt-cinq de Abril –, touchant durement notre district avec des coupures massives d’électricité (huit cent cinquante mille foyers privés nationalement), tandis que quatre vies auraient été fauchées, dont une par arbre déraciné près de Lisbonne et d’autres à Leiria, laissant blessés et désolation dans les régions de Setúbal, Leiria et Coimbra. L’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère avaient lancé des alertes rouges. La bête s’est muée vers l’Espagne au matin du vingt-huit, stabilisant les cieux, mais les échos des dégâts – toitures envolées, voitures détériorées... – résonnent encore tandis que les équipes s’activent pour un retour à la normale…
Parque do Bonfim devant chez nous AVANT la tempête
Parque do Bonfim devant chez nous APRES la tempête


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire