dimanche 12 avril 2026

Murmures des vieux quartiers de Córdoba : Plaza Luis Venegas et alentour...


                                        


La bannière photographiée présente un extrait du poème « Presentimiento » (ou « Bănuiala » en roumain) de la poétesse roumaine Ana Blandiana, affiché lors du festival Cosmopoética à Córdoba, en Andalousie, qui se tient annuellement en automne pour célébrer la poésie internationale. Les bannières décorent les rues de Córdoba avec des vers de poètes du monde entier. Ce fragment interroge poétiquement la notion de liberté face aux déterminismes naturels, thème central chez Ana, figure emblématique de la littérature roumaine contemporaine et lauréate du prix Princesa de Asturias des Lettres 2024 :


La fleur est-elle libre

Soumis au calcul précis

De la date où elle s’ouvrira

Et de la date où elle se fanera

Le parfum qu’elle doit exhaler

Et la couleur qui doit la revêtir



L’autre bannière montre un extrait poétique de Chantal Maillard, philosophe spécialisée en traditions indiennes et poétesse, hispano-belge, née en 1951, installée à Málaga et invitée au festival Cosmopoética à Córdoba. Chantal a reçu le Prix National de Poésie en 2004 pour Matar a Platón, où figure souvent ce type de réflexions sur l’essence de l’écriture. Le texte, tiré de son œuvre, célèbre la poésie comme legs intemporel face à l’inutilité apparente. Voici la version traduite en français :

 

Inutile est le vers qui n’a

Pas de legs à transmettre






























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