En début d’après-midi, Patrick et moi vivons une promenade musicale offerte par la Fundación Ricardo Delgado Vizcaíno pour son trentième anniversaire. Quatre pianos à queue noirs, répartis au cœur de Córdoba, invitent les passants à jouer librement. Mon cœur s’emballe. Nous suivons ce fil mélodieux à travers la ville, d’abord vers le Bulevar del Gran Capitán, où un jeune garçon aux cheveux courts, sous le feuillage tendre des arbres, caresse les touches, faisant jaillir les notes émouvantes de « Hallelujah » de Leonard Cohen, comme un murmure d’amour suspendu dans l’air printanier. De là, nous glissons vers la Plaza de las Tendillas, où les accords s’entrelacent avec le bruit des fontaines, puis vers la Calle Cruz Conde, où des mélodies improvisées dansent sur le pavé animé de passants, et enfin au Patio de los Naranjos près de la cathédrale-mosquée, havre d’orangers où les touches résonnent en écho aux arches mauresques, terminant notre déambulation d’un romantisme fluide et léger, comme une valse légère au rythme de nos pas...

























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