vendredi 26 juin 2026

Cette nuit, un ami a traversé mon sommeil. Le récit de ce rêve — tel qu’il s'est déroulé — est présent au réveil...

 

Roger se dirige en voiture vers Borly. Au niveau de la Sicpa, il voit un homme et une femme qui agitent les bras. Il lit de l’angoisse sur leurs visages. Il s’arrête. Sans préambule, dans un récit confus, porté par deux voix, il comprend : leur enfant a disparu. La veille, alors qu’ils avaient trouvé où dormir grâce à la bienveillance d’un fermier, au lever, leur fils de sept ans a disparu. Le fermier ignorait tout de la disparition. Toutefois, ses propos sonnaient faux. Annie et Thierry insistent, mais l’homme se met en colère, sort une carabine et les menace. Terrorisés, les jeunes gens prennent la fuite, le cœur malade, certains que leur enfant a été kidnappé par le fermier. Arrivés sur la route départementale, ils font des signes à la première voiture qui arrive : c’est Roger.

De sa voix posée, il parvient à calmer l’émoi qui submerge Annie et Thierry. Il décide de leur apporter son aide. Il les invite à monter dans sa voiture et se dirige vers la ferme. Le fermier, occupé dans la cour, voit le véhicule qui approche. Il s’avance au-devant des trois personnes. Il nie toute responsabilité dans la disparition de Quentin. Roger aussi entend des paroles fausses. Il demande à jeter un coup d’œil dans la propriété au cas où le garçon serait blessé quelque part. Le fermier accepte avec réticence. Dans la grange, Roger, qui précède l’homme, ne voit pas venir le coup qui l’assomme. Quand il revient à lui, il est ficelé et enfermé dans la grange. Il parvient à se libérer. Le couple a disparu. Cette fois, il se promet d’être plus vigilant. Il parvient à sortir. Dehors, surpris, il entend des applaudissements assez lointains. Du secours lui paraît nécessaire ; sa voiture a disparu — dans l’affolement, il a laissé les clés sur le contact.

Il entre dans ce qui lui semble être une salle des fêtes et, sans hésiter, il monte sur le podium et interrompt un défilé de mode. Sa voix porte, sa prestance aussi. Le brouhaha, né de son interruption, cesse progressivement. Dans l’urgence — l’enfant pouvant être emmené ailleurs, si ce n’est déjà pas trop tard, ignorant combien de temps a duré son évanouissement — il demande de l’aide. Les gens se regardent et seul un couple s’approche. Roger est abasourdi : les visages sont familiers.

Les trois personnes s’éloignent pour convenir d’un plan. Roger retourne à la ferme, cherche le fermier et le trouve en train de traîner Annie et Thierry, bâillonnés et attachés. Surpris, affolé, le fermier cherche son arme. Avant qu’il n’ait le temps de la pointer sur Roger, il reçoit un violent coup sur la tête. Il s’affale. Roger remercie vivement Véronique et Patrick — comment aurait-il pu imaginer que son employée serait la main qui sauverait la situation. L’homme est attaché solidement à un arbre. Patrick reste près de lui. Annie et Thierry sont toujours sans connaissance. Roger et Véronique partent à la recherche de l’enfant. Ils explorent tous les bâtiments, en vain. L’enfant aurait-il déjà été emmené ailleurs ?

À la réflexion, cela paraît improbable. Ils retournent dans la grande ferme pour fouiller chaque recoin. Une idée jaillit : il doit bien y avoir une cave. Les voilà à chercher activement l’accès qu’ils finissent par trouver en déplaçant une armoire. La serrure est verrouillée. Ils entendent des gémissements. Hors de lui, Roger parvient à enfoncer la porte à l’aide d’un pied de biche. Fébrilement, il descend avec Véronique. L’enfant est allongé sur la terre battue, bâillonné et attaché comme ses parents. Quentin est libéré, pleure et se jette dans les bras de celle qui lui est encore une étrangère. Un peu plus tard, alors que le fermier a été emmené pour être interrogé, Roger coupe court aux remerciements et aux effusions émotionnelles. L’enfant est sauvé : l’important est là. Il en est quitte pour une belle bosse. Véronique et Patrick retournent au défilé de mode. Roger trouve sa voiture, accompagne la famille à l’adresse indiquée par Thierry et reprend sa route. Il arrive bien en retard pour la réunion de bilan avec Claudius, Lucienne et André, ses clients et amis…

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