La paperasse administrative, en revanche, est conçue pour être aussi simple que possible et fonctionner en vase clos. Même quand les formulaires sont complexes, voire d’une complexité déroutante, c’est par l’accumulation sans fin d’éléments très simples mais apparemment contradictoires, comme un labyrinthe construit par la simple juxtaposition répétée de deux ou trois motifs géométriques élémentaires. Et comme un labyrinthe, la paperasse n’ouvre en réalité sur rien d’autre qu’elle-même. En définitive, il n’y a pas grand-chose à interpréter.
David Graeber
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