jeudi 26 février 2026

Adeus Setúbal...

 

    C’est la dernière fois que nos pas foulent les pavés de la Praça do Brasil, que nos yeux se posent sur les façades bordeaux et crème de la vieille ville baignée d’un soleil de février presque insolent et d’une température quasi estivale. La dernière fois que nous longeons ce muret bleu orné de fresques joyeuses — une petite fille aux lunettes rondes qui rit avec un dauphin, comme si Setúbal voulait nous rappeler, dans un ultime clin d’œil enfantin, qu’elle sait aussi surprendre par sa jeunesse. Patrick et moi traversons une dernière fois le parc silencieux Do Bonfim — situé devant chez nous— ses pierres rondes posées sur l’eau comme autant de points de suspension, son allée de galets qui s’enfonce vers les platanes dénudés et le vert tendre de l’herbe fraîchement tondue. Quelqu’un est assis sur un banc.


    Demain, une autre ville. Une autre lumière. Notre vie nomade reprend son souffle, et Setúbal reste derrière nous — belle et douce.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire