Au fil de notre promenade, au numéro 22 de la calle Maese Luis, Patrick et moi passons devant le seuil d’une demeure où l’histoire palpite encore comme un cœur ancien. Autrefois fief du mayorazgo [fief] de la marquise d’Alcañices, ce lieu vit sa première cession en 1803, empreinte d’un noble passé. Federico García Lorca y posa ses pas, alors que les murs résonnaient du pouls du journal El Sur, dirigé par Fernando Vázquez Ocaña, plume ardente et homme politique lié d’amitié au poète. Certitude a été prise que ces pierres virent converger sphères diplomatique et littéraire. Des poètes — Garfias, Lorca, Alejandre, Rejano, Prados, Altolaguirre — tissèrent là des causeries d’idées, de conversations animées, de vers et de rêves. En 1936, l’âme du journal El Guía s’y installa, ses rédactions, ses bureaux et ses presses vibrant au diapason d’un temps tumultueux…































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