Cette euphémisation permanente de la réalité de la violence de l'État apparaît notamment dans le fait que nous ne cessons d'employer un vocabulaire différent pour nommer les actions de l'État et les actions des particuliers, alors même que leurs agissements sont ontologiquement identiques pour celui qui les subit : nous ne disons pas de l'État qu'il assassine mais qu'il condamne à mort, nous ne disons pas qu'il enlève, mais qu'il arrête, nous ne disons pas qu'il séquestre mais qu'il emprisonne, nous ne disons pas qu'il cambriole mais qu'il perquisitionne...
Geoffroy de LAGASNERIE
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